Isolation thermique par l’extérieur : principe et matériel préconisé
Dans le cadre des objectifs de la loi Climat et Résilience et de la RE2020 (Réglementation Environnementale 2020), la réduction de la consommation énergétique des bâtiments est devenue une priorité nationale. L’objectif est désormais d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, ce qui nécessite une rénovation massive du parc immobilier français.
Une isolation thermique réussie s’entend du toit jusqu’au sol de la maison sans négliger les ponts thermiques. Car ces derniers sont généralement situés aux points de jonction : murs et sols, nez de dalles, toiture…

La photo ci-dessous illustre les principales sources de déperdition de chaleur :

Pour réduire les sources de déperdition, il existe deux types d’isolation:
- l’ITI (Isolation Thermique des murs par l’Intérieur) : consiste à fixer des panneaux d’isolants sur les murs intérieurs de l’habitation. Une technique qui comporte l’inconvénient non négligeable comme la réduction de la surface habitable en raison de murs plus épais.
- l’ITE (Isolation Thermique des murs par l’Extérieur) : se réalise par la pose d’un isolant par l’extérieur, recouvert d’un revêtement de finition type enduit ou bardage.
La RE2020, qui a remplacé la RT2012, fixe des objectifs encore plus ambitieux :
- Un seuil maximal de consommation énergétique
- Un niveau de performance minimal pour l’isolation thermique
- Une exigence renforcée sur l’étanchéité à l’air avec un critère de perméabilité Q4 désormais fixé à <0.4m3/m2/h (contre 0.6m3/m2/h précédemment)
- La prise en compte de l’impact carbone des matériaux de construction
Principe de l’isolation thermique par l’extérieur
Un des moyens les plus efficaces pour répondre à une diminution des besoins d’énergie d’un logement est l’Isolation Thermique par l’Extérieur (I.T.E). Posé en applique sur l’extérieur de la maçonnerie du bâtiment, l’isolant enveloppe la maison comme un véritable « manteau » permettant ainsi aucune perte de chaleur. Cette technique d’isolation permet donc de limiter les déperditions par les murs, les ponts thermiques et économiser l’énergie.
Réalisée dans les règles de l’art, l’ITE assure une bonne régularité de l’isolation contribuant ainsi au maintien d’une température homogène, hiver comme été.
Techniques d’isolation thermique par l’extérieur

L’I.T.E se conçoit pour des projets de bâtiments neufs ou en rénovation. Il existe deux techniques :
- L’I.T.E sous bardage rapporté : insertion de panneaux d’isolants entre les ossatures bois, elles-mêmes fixées au support au moyen d’équerres.
- L’I.T.E sous parement : pose de l’isolant dissimulé derrière un mur.
Pour approfondir la mise en œuvre du bardage bois dans votre projet d’isolation thermique par l’extérieur, nous vous invitons à lire nos conseils pour bien poser son bardage bois extérieur. Vous y trouverez toutes les étapes et astuces pour réussir la pose de votre bardage et optimiser la performance de votre isolation.
Avantages de l’isolation thermique par l’extérieur
L’I.T.E présente de nombreux avantages :
- Réalisation d’une Isolation thermique et acoustique optimale
- Réalisation de l’étanchéité du bâtiment
- Embellissement des façades
- Logement habitable pendant les travaux
- Solution conforme aux exigences de la RE2020
Une rénovation thermique bien pensée c’est l’occasion de créer une pièce ou un étage supplémentaire et ainsi l’occasion d’apporter de la valeur ajoutée au logement
Matériaux et outils pour une isolation thermique par l’extérieur efficace
La garantie d’un travail de qualité passe obligatoirement par des produits adaptés à ces applications, normés, mise en œuvre en toute conformité avec les règlementations et en soignant bien les points singuliers comme le sous-bassement, haut de murs, éléments traversant, etc…).
L’étanchéité à l’eau et à l’air est particulièrement importante dans ce type de travaux. À ce sujet, nous vous recommandons notre guide complet sur les techniques de pose de pare-pluie qui vous aidera à maîtriser cette étape essentielle de l’isolation.
Nous avons testé et sélectionné une gamme d’appareils pneumatiques répondant aux exigences de la mise en œuvre d’une Isolation thermique optimale par l’extérieur.
L’agrafeuse pneumatique BOSTITCH Spéciale isolation SB130S1-2-E
L’agrafeuse SB130S1-2-E a été spécialement conçue pour la fixation de panneaux isolants extérieurs. Puissante et très maniable elle utilise des agrafes type BS de 65 à 130 mm largeur de dos 27 mm.

BOSTITCH SB130S1-2-E Agrafeuse Isolation matériaux épais 65 à 130 mm
Acheter – SB130S1-2-EAvantages produit
- Poignée de maintien pour une meilleure prise en main.
- Ouverture en cas d’enrayage : plaque avant amovible sans outil, pratique et rapide.
- Réglage de profondeur d’enfoncement : simple et rapide.
Applications
- Isolant extérieur
- Panneaux de fibres de bois
- Panneaux multicouches
Le cloueur pneumatique haute pression MAX HS 130
Il permet de clouer les tasseaux au travers de l’isolant épais. Ce cloueur utilise des pointes en bande 20° de 90 mm à 130 mm de diamètre de 3.1 mm à 4.2 mm, il doit être alimenté par un compresseur d’air délivrant de la haute pression.
Avantages produit
- Un poids réduit de 30% par rapport à un cloueur traditionnel de même capacité
- Un encombrement réduit au maximum
- Blocage de la gâchette
- Ouverture du nez facile
- Palpeur avec ergot pour une meilleure précision d’enfoncement
- Cloueur polyvalent et facilite les applications de travail en hauteur
Applications
- Charpente, ossature bois
- Fabrication et réparation de palettes
- Isolation par l’extérieur



Caractéristiques d’un isolant performant
Plus la résistance thermique (R) de l’isolant est élevée, plus la consommation d’énergie dans la maison diminue.
Exigences actuelles RE2020 pour les murs et façades :
- En neuf : R≥4.7m²K/W (contre R=4m²K/W précédemment)
- En rénovation : R≥4.5m²K/W (contre R≥3.7m²K/W précédemment)
Épaisseur de l’isolation et fixation

Les panneaux d’isolation en fibres de bois PAVATEX – Diffutherm se fixent avec des agrafes en acier inoxydable. Cette méthode de fixation n’est valable que pour des constructions en bois.
Tableau des épaisseurs et longueurs d’agrafes recommandées
| Epaisseur de l’isolation | Longueurs des agrafes |
|---|---|
| 60 mm | > 90 mm |
| 80 mm | > 110 mm |
| 100 mm | > 130 mm |
| 120 mm | > 150 mm |
Pour la fixation directement sur le panneau de contreventement les agrafes BS ont été spécialement conçues pour la fixation de panneaux d’isolation en fibres de bois DIFFUTHERM.


Les bons conseils pour choisir ses agrafes

Vous êtes en possession d’une agrafeuse pneumatique ou manuelle ou sur le point d’en acquérir une ? Alors est venu le moment de bien sélectionner vos agrafes en fonction de l’application envisagée.
Pour que vos travaux soient irréprochables, il est important de choisir des agrafes compatibles avec son outil. Mais surtout qui répondent parfaitement aux contraintes du matériau utilisé et de son support. Notre engagement : la qualité au cœur de l’agrafage.
Vous connaissez déjà vos besoins mais vous êtes perdu entre les références des différentes marques ? Utilisez directement notre tableau de compatibilité des agrafes pour trouver la bonne correspondance
Agrafes fines

Les agrafes fines sont utilisées dans les travaux de décoration, de garnissage, de tapisserie nécessitant un agrafage peu visible. Elles sont parfaites pour la pose de tissus, l’affichage, l’étiquetage et le travail manuel. Également dans la fixation de dossiers, cadres, rideaux, fenêtres…
Pour les adeptes des nouvelles tendances de décoration, elles répondent idéalement aux exigences de la fixation de plafonds tendus type Barrisol – Extenzo.
Dans le domaine de la construction ossature bois et aux normes RT 2012, elles sont employées dans la pose de pare-vapeur. Mais aussi pour la pose de membrane isolante exigeant une tenue extrême pour éviter tout déchirement du matériau à fixer. C’est pour cela qu’une gamme d’agrafeuses STINGER a été spécialement conçue pour permettre la pose de films sur son support sans déchirures.
Dans un large éventail d’applications, elles sont proposées en acier galvanisé, mais également en inox pour la pose des matériaux en milieu humide.
Agrafes moyennes

Elles permettent, par une large diversité de longueurs à dos étroit et dos large, de répondre au plus grand nombre d’applications. De toute évidence, c’est la solution la mieux adaptée aux travaux d’assemblages de caisses, meubles, divers en bois. Mais aussi pour les réalisations d’encadrement, d’agencement comme l’agrafage de dos de meubles, de panneaux.
Agrafes lourdes

Généralement utilisées dans la construction, dans des assemblages structurels ou en emballages bois. Elles sont appréciées pour leur polyvalence dans des applications variées comme le bardage, la pose de panneaux, la couverture, l’ossature bois. Sans oublier la menuiserie extérieure, la caisse d’emballage, la palette…
Notre gamme propose des longueurs maximum de 75 mm, en galva ou en inox pour l’agrafage en milieu humide.
Agrafes isolation par l’extérieur

Les agrafes BS sont conçues pour la fixation de panneaux d’isolants épais répondant aux normes RT2012 en matière d’isolation thermique par l’extérieur ( I.T.E ).
C’est pour cette raison que ce type de projectiles est parfaitement adapté aux isolants présents dans la construction. Tout particulièrement dans les maisons ossature bois tel que PAVATEX -DIFFUTHERM.
Ces agrafes existent en finition galva et inox, de longueur 75 à 150 mm. Ainsi, votre choix se fera en fonction de l’épaisseur de panneaux d’isolants présents sur le marché et de l’isolation souhaitée.
Agrafes crocos

Elles sont destinées à des applications spécifiques comme le maintien des éléments à assembler en contact.
Agrafes indispensables aux charpentiers évoluant dans l’ossature bois. Elles se déclinent en deux largeurs. Tout d’abord en 25 mm : destinées à l’assemblage de bois en bout ou équerre. Ensuite en 35 mm : utilisées pour la fixation de colombage pour les maisons pré-fabriquées et des constructions en bois
Consultez notre gamme d’agrafes en cliquant ici.
Pour vous aider dans votre choix, vous utilisez des projectiles d’une autre marque ? Vous souhaitez trouver son équivalent de qualité égale ou supérieure à moins cher ?
Consultez notre tableau de compatibilité d’agrafes ci-dessous : Télécharger le tableau en PDF en cliquant ici.

Maison Passive: le concept fonctionne !
Le concept d’une maison passive est de maintenir une température ambiante agréable sans la contribution d’appareils de chauffage contrairement à une construction classique. L’activité quotidienne dans la maison (êtres vivants, appareils électriques) dégage de la chaleur à laquelle s’ajoute la chaleur apportée par l’extérieur (ensoleillement). Ainsi ces diverses sources de chaleur suffisent à répondre aux besoins en chauffage.

La construction de la maison passive passe obligatoirement par l’utilisation de matériaux isolants performants. Afin de limiter au maximum de la dépense énergétique de l’habitation.Très peu répandue en France, on dénombre actuellement environ 2000 constructions passives et plusieurs milliers dans le monde. Depuis peu, ce principe de construction attire de plus en plus de personnes soucieuses de réduire leurs dépenses énergétiques. Mais également pour le respect de l’environnement.
A l’avenir les bâtiments devront se rapprocher de la performance « passive ». En effet, en France, l’objectif du grenelle de l’environnement est d’atteindre pour les constructions d’ici 2020. C’est à dire une performance thermique équivalente à celle des bâtiments passifs.
Quels sont les défis pour les maisons passives ?
Pour répondre au label « maison passive » et non à une norme car à ce jour aucune norme n’existe en matière de construction passive. Néanmoins des préconisations sont requises pour prétendre à la construction de maison passive.

Isolation thermique performante :
Le besoin en chauffage d’une maison passive doit être inférieur à 15 kWh/m2/an ce qui nécessite une isolation optimale. Il n’est pas rare de rencontrer des isolants d’une épaisseur comprise entre 30 et 40 cm dans les murs et parfois plus pour les toits et planchers.
Et cela passe également par la pose de menuiseries triple vitrage ainsi que des châssis très bien isolés combinant une jonction du bâti/châssis parfaitement bien mise en œuvre.
Les besoins en chaleur sont ainsi minimisés grâce à cette isolation très performante et par conséquent les déperditions énergétiques sont moindres.

L’isolation d’une maison passive ne sera optimale que lorsqu’elle sera efficace au niveau des parois. En effet, aucun pont thermique ne sera toléré pour ne pas risquer une déperdition de la chaleur de l’habitation. Comme nous le savons déjà, les principales pertes de chaleur se font surtout aux points de contact entre les parois, les toits, les sols et la charpente.
Pour éliminer définitivement ces ponts thermiques, il est préconisé de recourir à l’isolation thermique par l’extérieur.
Ventilation et étanchéité :
Pour éviter les pertes thermiques de l’habitation par les joints et les fissures, l’étanchéité à l’air est mesurée par le test de la porte soufflante. Ainsi le test consiste à mettre la maison sous pression en remplaçant la porte d’entrée par une porte avec un ventilateur qui insuffle de l’air. Cette pratique est indispensable pour localiser les fuites d’air.
Une fois la maison parfaitement isolée et étanche à l’air, il faut veiller au renouvellement de l’air.
En effet, l’élément primordial d’une maison passive est d’assurer aux occupants un renouvellement d’air suffisant pour que ceux-ci puissent résider confortablement dans leur logement. Tout cela, sans perdre la chaleur intérieure de l’habitation. Mais comme la ventilation aspire l’air extérieur puis le rejette à l’extérieur après passage dans la zone chaude. Il est fort à parier que l’on chauffe l’air entrant pour finir par jeter cette chaleur à l’extérieur.
Récupération de la chaleur sortante :
La construction passive doit donc récupérer la chaleur de l’air sortant pour réchauffer l’air entrant. Pour cela la ventilation doit être contrôlée par un système double-flux qui permet ainsi la maîtrise des débits d’air. Ainsi, cette ventilation est équipée d’un échangeur de chaleur qui consiste à récupérer plus de 75% de la chaleur de l’air sortant et la communique à l’air entrant.
Ce système de VMC double flux est adapté aux maisons passives car les besoins en chauffage de ce type de construction est très faible. Tout comme la production d’eau chaude qui peut être assurée par une production solaire ou bien un chauffe-eau thermodynamique.
Pour optimiser la ventilation d’une maison passive, celle-ci peut être complétée par un puits canadien. Ce procédé consiste à canaliser la température du sol qui est supérieure à celle de l’air. L’air traverse un conduit et se réchauffe de quelques degrés en hiver et se rafraîchit en été.
Notez également qu’il est possible d’économiser encore plus en récupérant la chaleur des eaux sortantes (lave-linge, douche, lave-vaisselle) pour préchauffer les eaux entrantes venant du réseau.
Une maison passive est-ce vraiment écologique ?
La maison passive consomme très peu d’énergie ce qui peut la classer dans le rang des maisons écologiques. En effet, la dépense énergétique pour le chauffage doit être 2 fois moins élevée qu’une maison respectant les normes thermiques actuelles. Cette économie d’énergie diminue considérablement l’impact de l’habitation sur l’environnement. Mais le critère indispensable en termes d’écologie semble être plus du côté des matériaux utilisés. En effet, il faut s’assurer d’utiliser des matériaux biosourcés, 80% des maisons passives sont à ossature bois.
Malheureusement le développement des constructions de maisons passives est limité par le coût des matériaux performants et donc onéreux. Toutefois les réglementations thermiques successives tendent vers les épaisseurs et les performances de matériaux d’isolation de la maison passive.
La maison passive ne serait-elle pas le type de construction incontournable de demain ?
Découvrez notre gamme adaptée à l’isolation thermique en cliquant ici !
L’isolation de sa construction bois peut vous rapporter gros…
Les travaux d’isolation d’une habitation seront récompensés par le versement d’une prime exceptionnelle en 2014. A vos calculs…
Le matériau bois est le plus adapté aux nouveaux enjeux de la construction. Même si la construction bois est par nature une des plus isolantes, les réglementations et la nécessité de construire différemment nous imposent à mieux isoler.
Pour choisir les bonnes combinaisons, voici quelques pistes pour améliorer la résistance thermique d’une construction Bois.

Constat :
75% des déperditions d’énergie proviennent des parois
30% par la toiture
25% par les murs
13% par les fenêtres
7% par le sol
Et 20% par le renouvellement de l’air, 5% par les ponts thermiques.
Les raisons d’adopter une bonne isolation :
- Dépenser moins d’énergie : une isolation combinant une ventilation performante et une parfaite étanchéité à l’air du bâti, limite les déperditions d’énergie et en réduit la facture de chauffage.
- Améliorer son confort quotidien : ni trop chaud, ni trop froid, une température procurant un bien-être
- Protéger l’environnement : réduction des rejets de gaz à effet de serre grâce à une réduction d’énergie consommée
- Valoriser son bien : un habitat bien isolé et ventilé est moins exposé aux risques d’infiltration et de condensation. Ce qui assure une meilleure longévité de sa structure.
Les moyens pour améliorer les performances énergétiques :
- Une enveloppe étanche à l’air : c’est l’élément primordial dans la construction bois, l’humidité provenant de l’extérieur . Mais aussi la condensation provenant de l’intérieur peuvent se produire si les règles de construction ne sont pas respectées.
Il est donc indispensable de maîtriser la perméabilité à l’air en posant des films pare-pluie et pare-vapeur.
En assurant une bonne liaison entre les menuiseries, les extractions et évacuations avec la pose de joints et de bandes d’étanchéité. Mais aussi entre le pare-pluie du mur à l’écran de sous-toiture.
Conseils: respecter la mise en œuvre de ces produits permet une amélioration de l’isolation sans surcoût de matière.
- Une isolation plus performante : les industriels proposent de nombreux produits réduisant la conductivité qui permettent une amélioration du pouvoir isolant. Ainsi pour une même épaisseur de mur imposée par le choix de l’ossature, il est possible d’augmenter la résistance thermique R (le pouvoir isolant). Plus le R est élevé , meilleure sera l’isolation.
- Une épaisseur de mur plus importante : pour améliorer la résistance thermique, l’épaisseur d’isolant doit être augmentée passant ainsi de montant de 120mm à 145mm en bois massif ou jusqu’à 220 voire 240 en poutres en I.
- Supprimer les ponts thermiques linéiques : la construction bois, dotée d’une faible conductivité thermique, limite de façon importante la création de ponts thermiques entre 2 murs et surtout à la liaison mur/plancher. L’utilisation des planchers bois permet de réduire de 80% la déperdition linéiques par rapport à un plancher béton.
- Renforcer l’isolation avec un mur manteau : pour améliorer la résistance thermique, il est judicieux de compléter l’isolation du mur avec une épaisseur supplémentaire d’isolant à l’intérieur ou à l’extérieur (panneaux de fibre de bois) sur l’ensemble de la surface.
- Améliorer le confort d’été : même si les constructions bois ont une inertie thermique naturellement moindre que les constructions maçonnées, il est important de réguler les pics de températures. Comme notamment l’amplitude des températures diurnes et nocturnes.
Il est donc préconisé de ventiler les sous-faces de bardage, la ventilation des parois extérieures évite tout rayonnement de la parai vers l’intérieur et rafraîchit celles-ci. Et d’opter pour des produits apportant un bon déphasage thermique tels que les panneaux de fibres de bois.
Pourquoi choisir un isolant alternatif ?
Face aux nécessités énergétiques et écologiques, l’apparition de nouveaux isolants sur le marché connaît une demande croissante. Les isolants alternatifs sont composés de matières premières d’origine végétale ou animale, ou fabriqués à partir de matières recyclées. Leur mise en œuvre reste identique à celle des isolants traditionnels.
Conseils : choisir une mise en œuvre conforme à la réglementation et aux D.T.U.
Les isolants alternatifs d’origine végétale
- La fibre de bois : le bois, matière première renouvelable, est reconnu pour ses qualités thermiques et de climatisation de l’habitat. La fibre de bois se présente sous forme de panneaux ou en vrac à insuffler.
- Le liège : Grâce à sa structure composée de millions de cellules remplies d’air immobile, le chêne liège d’origine méditerranéenne offre un très bon pouvoir isolant thermique obtenu par son liège expansé.
- Le chanvre : inoffensif pour la santé, cette laine naturelle en plus de ses qualités d’isolation, cet isolant est antifongique et antibactérien résistant aux insectes et rongeurs.
- Fibre de coco : provenant des fibres entourant la coque de noix de coco, constituée de cellulose, cet isolant est sain et naturel. Son efficacité thermique l’est aussi phonétiquement.
Les isolants alternatifs issus du recyclage
- La ouate de cellulose est issue du recyclage du papier journal broyé, défibré, centrifugé puis traitée pour une meilleure résistance aux agressions du feu, des insectes et des rongeurs. Elle se présente en vrac à souffler. La ouate de cellulose est reconnue pour son pouvoir de régulation hygrométrique. Elle permet d’absorber jusqu’à 15% de son poids en humidité et pour ses performances phonique des plus efficaces.
Les isolants Nouvelle Génération !
- Les panneaux d’isolants sous vide : ces panneaux garantissent une isolation extérieure (isolation intégrée dans les ossatures bois, terrasses, façades, sous bardage…) et intérieure (plafonds, murs, sols, toitures, combles….) de haute performance jusqu’à 8 fois plus mince qu’une isolation traditionnelle.
- Les aérogels : Excellentes capacités thermiques et phoniques, composés de 99.8% d’air et extrêmement léger. Cette qualité d’isolation incomparable est aujourd’hui pénalisée par son coût.
- La peinture isolante : Spécialement conçue et utilisée pour un usage spatial pour sa faible épaisseur. En effet, cette peinture proposée aux particuliers s’applique sur murs intérieurs, façades et également sur les toitures.
Une prime « rénovation énergétique », en 2014 l’Etat met en place, pour une durée de 2 ans, une prime exceptionnelle de 1 350 € pour aider les ménages à financer les travaux de rénovation énergétique de leur résidence principale. Attention, l’octroi de cette aide est soumis à des conditions de ressources et concerne certaines catégories de travaux.
Consultez nos conseils en vidéo de l’isolation par l’extérieur (cliquer ici).